PRESENTATION DU SYSTEME LMD - ESSCA

 

DEFINTION DU LMD

      

LMD, trois lettres pour Licence (L), Master (M) et Doctorat (D) qui désignent trois grades de référence, mais aussi trois cycles de formation et trois diplômes nationaux.
Le système LMD est une architecture des études supérieures fondées sur ces trois grades.
Il est également appelé système 3, 5, 8 par référence à la durée de préparation des diplômes correspondants : L=Bac+3, M=Bac+5, D=Bac+8.

ORIGINE DU LMD

      

Il s’agit d’une organisation des formations universitaires, inspirée de celle en vigueur dans les Pays anglo-saxons (les Etats Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie, …), généralisée dans les pays de l’espace européen par le processus dit « Processus de Bologne » et qui est en train de se développer dans de nombreux autres pays du monde. Le système LMD devient de fait un système international d’harmonisation des cursus et des diplômes, favorisant la mobilité internationale.

VOCABULAIRE DU LMD

      

Le vocabulaire du LMD inclut des mots et des expressions, peu familiers dans l’ancien système, mais qui évoquent les principes, les particularités, les objectifs, l’offre de formation, l’encadrement des étudiants, les modalités de contrôle et d’évaluation des connaissances et aptitudes, les valeurs des diplômes.
Parmi les plus courants, on peut citer quelques uns qui seront définis et explicités en temps opportuns :
Approche par compétences, Capitalisation, validation des acquis, Compensation des crédits, des unités d’enseignement, des semestres, Domaine de formation, Encadrement de proximité, Equipe pédagogique, de formation, Flexibilité, souplesse, passerelle des formations, Lisibilité, reconnaissance nationale et internationale des diplôme, Mobilité nationale, internationale des étudiants, Orientation progressive, réorientation des étudiants, Professionnalisation des formations, Semestrialisation de la formation, Supplément au diplôme, Transparence des formations, Travail présentiel et travail personnel, Unité d’enseignement.

OBJECTIFS DU LMD

      
  • Construire un espace commun de l’enseignement supérieur ;
  • Mettre en place un système de formation caractérisé par la flexibilité et la comparabilité internationale ;
  • Reformer des programmes et diversifier les parcours dans les créneaux porteurs ;
  • Créer des parcours de formation souples et efficients, à caractère académique et appliqué, offrant à l’étudiant, à tous les niveaux, des possibilités d’insertion professionnelle ;
  • Favoriser la mobilité de l’étudiant à l’échelle nationale et internationale ;
  • Faciliter l’équivalence des diplômes ;
  • Créer une nouvelle génération de diplômés polyvalents aptes à s’adapter à un contexte mondial changeant ;
  • Assurer la cohérence des programmes de formation avec les besoins du marché de travail.

 

ORGANISATION DES ETUDES

      

L’organisation des études comprend les éléments suivants :

  • les domaines de formation
  • les mentions
  • les spécialités
  • les parcours
    • Les Domaines de formation
      

Les domaines de formation constituent le cadre général de l’offre de formation de l’établissement. Ils doivent ainsi représenter des ensembles cohérents fédérant les grands champs de compétences pédagogiques et scientifiques de l’établissement.

Notre domaine de formation est la science de la société.

    • Les Mentions
      

Le domaine de formation est structuré en plusieurs mentions. La mention couvre un champ spécifique relativement large qui permet d’identifier le thème majeur de la formation.
Notre mention est la science de Gestion.

    • Les Spécialités
      

Les spécialités sont des subdivisions d’une mention. Elles précisent les compétences acquises par l’étudiant au cours de sa formation. Autrement dit, elles mettent l’accent sur les spécificités au sein d’une mention.

Nos spécialités sont : la Gestion et Finances, le Marketing et Commerce.

    • Le parcours
      

L’offre de formation est organisée sous forme de parcours diversifiés et adaptés.
Chaque parcours de formation est un  ensemble cohérent d’unités d’enseignements articulées entre elles de façon à offrir :

  • une progression pédagogique adaptée en formation de l’origine l’étudiant et de son projet personnel,
  • des possibilités de bifurcation, de réorientation ou de complément de formation à chacun des paliers.

LES TYPES DE FORMATION

      

Il y a deux types :
- la formation académique
- la formation professionnelle

    • Formation académique

Option consacrée à des études à caractère fondamental qui permettent la poursuite d’études plus approfondies vers le Master ou le doctorat.

    • Formation professionnelle

Option consacrée à des études à caractère professionnel qui permettent l’insertion rapide dans le monde socio-économique. En d’autres termes, elle prépare à un métier, dans un secteur d’activités précis.
Notre formation est la formation professionnalisante.

NIVEAUX D’ETUDE/ DIPLOMES/ GRADES

      

Les études universitaires sont structurées en 3 niveaux ou trois cycles d’études sanctionnés par les diplômes de Licence, Master et doctorat qui constituent respectivement les grades correspondants.
1ère niveau (Premier cycle) : Licence
2ème niveau (Deuxième cycle) : Master
3ème niveau (troisième cycle) : Doctorat
Par ailleurs, au sein des cycles Licence et Master, les formations sont organisées en semestres.

On valide un semestre et non plus une année.

    • PREMIER NIVEAU (Premier cycle) : LA LICENCE
     
    Niveau de recrutement : Baccalauréat.
    Durée des études : Le cursus dure trois (03) ans, soit six (06) semestres.
    Les parcours de formation LICENCE sont structurés en trois paliers :
    - Le premier palier (L1), d’une durée de deux semestres (S1 et S2), est une étape d’imprégnation et d’adaptation à la vie universitaire et de découverte universitaire.
    - Le deuxième palier (L2), d’une durée de deux semestres (S3 et S4), est une étape d’approfondissement des connaissances et d’orientation progressive.

    Contenu de la formation : La Licence comprend :
    - des enseignements théoriques,
    - des enseignements méthodologiques,
    - des enseignements professionnalisants,
    - des enseignements transversaux (informatique, langues vivantes, culture, …)
    - des stages.

    Pour L1, on a 60 crédits
    30 crédits en S1 - 30 crédits en S2
    Pour L2, on a aussi 60 crédits
    30 crédits en S3 - 30 crédits en S4
    Pour L3, on a également 60 crédits
    30 crédits en S5 - 30 crédits en S6
      • Tableau récapitulatif du cursus LICENCE

    Niveaux

    L1

    L2

    L 3

    TOTAL

    Nombre d’années

    1

    1

    1

    3

    Semestres (S)

    1er

    2ème

    3ème

    4ème

    5ème

    6ème

    6

    S1

    S2

    S3

    S4

    S5

    S6

    Nombre de crédits

    30

    30

    30

    30

    30

    30

    180

     

    • DEUXIEME NIVEAU (Deuxième cycle) : LE MASTER

    Le Master regroupe les années de maîtrise et de DEA-DESS de l’ancien système.
    Le Master est l’approfondissement de la spécialité choisie en 5ème et 6ème semestre de la Licence.
    Niveau de recrutement : Licence
    Durée des études : c’est un diplôme qui se prépare en deux ans après la Licence, donc en cinq années d’études supérieures après le Bac :

    Première année (M1) en 2 semestres (S7 et S8)

    Deuxième année (M2) en 2 semestres (S9 et S10)

    Contenu de la formation : Le master comprend :

    • des enseignements théoriques
    • des enseignements méthodologiques
    • des enseignements professionnalisant
    • des stages
    • une initiation à la recherche
    • la rédaction d’une mémoire ou autres travaux personnels

    Le master sanctionne des parcours types comportant une voie à finalité professionnelle débouchant sur un Master professionnel : elle comporte un stage en entreprise et ses enseignements associent des professionnels qualifiés.

      • Tableau récapitulatif du cursus MASTER

    Niveaux

    M1

    M2

    TOTAL

    Année d’études

    1

    1

    2

    Semestres (S)

    1er

    2ème

    3ème

    4ème

    4

    S7

    S8

    S9

    S10

    Nombre de crédits

    30

    30

    30

    30

    120

    • TROISIEME NIVEAU (Troisième cycle) : LE DOCTORAT


    Le doctorat représente la dernière phase du Parcours LMD. C’est le niveau D destiné aux étudiants titulaires d’un master désireux d’entamer des études de recherche et se consacrer par la suite au métier d’enseignement chercheur.

    Il se prépare donc, après le Master, pendant au moins trois années dans une équipe universitaire ou dans un organisme de recherche ou dans une entreprise. Il devra assurer un approfondissement des connaissances dans la spécialité, une formation par et pour la recherche (développement des aptitudes à la recherche, sens du travail en équipe…) et fournir un travail original.



    LES UNITES D’ENSEIGNEMENT
    L’unité d’enseignement est la base du dispositif LMD. En effet, toutes les études sont organisées en unités d’enseignement. Une unité d’enseignement peut être une matière ou un ensemble de matières choisies pour leur cohérence dans cet ensemble. Chaque contenu d’une U.E est aussi appelé Elément Constitutif (EC).
      • Les différentes catégories d’U.E.
    • Les UE fondamentales : elles regroupent les enseignements de base nécessaire à la poursuite des études du parcours concerné. Elles sont obligatoires et doivent être suivies par tous les étudiants.
    • Les UE complémentaires : elles complètent logiquement les UE fondamentales choisies par l’étudiant et doivent être prises obligatoirement afin de valider le parcours de l’étudiant. Ce dernier doit choisir un certain nombre de cette catégorie d’UE parmi une liste imposée par l’équipe pédagogique en fonction de son projet de formation personnel et professionnel.
    • Les UE libres (ou en libre choix) : il s’agit d’enseignement ou d’activités au choix dont la liste est proposée par l’université.
      • Caractéristiques des U.E.

    Les UE sont :

    • obligatoires ou optionnelles (facultatives).
    • transférables d’un parcours à l’autre (sous réserve d’acceptation par l’équipe pédagogique) et permettent par exemple de valider des périodes d’études effectuées à l’étranger ;
    • capitalisables puisque toutes validation d’UE est acquise quelque soit la durée d’un parcours.

    N.B : les UE possèdent éventuellement des pré-requis, encore appelés préalables. Un pré-requis est un ensemble de connaissances et aptitudes requis pour l’inscription à une UE.

     

     

    DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT DES ETUDIANTS

    Le principe du LMD repose sur un enseignement de proximité, c’est-à-dire que l’étudiant est forcement encadré par l’équipe pédagogique.
    Un dispositif d’accueil et d’information, de tutorat d’accompagnement et de soutien est mis en œuvre par des équipes pédagogiques et des équipes de formation. Il facilite l’orientation ou l‘éventuelle réorientation de l’étudiant, assure la cohérence pédagogique de son parcours et favorise la réussite de son projet de formation.
    Equipe pédagogique
    L’équipe pédagogique est constituée de l’ensemble des enseignants des UE formant un parcours pédagogique. Elle est présidée par un  enseignant membre de l’UE.
    Elle prend en charge  pour chaque semestre de licence ou de master tout ce qui concerne la pédagogie au quotidien, le suivi des étudiants, la mise en place du tutorat, du soutien, l’organisation des jurys. Sous la conduite du Directeur des études, elle fait partie de l’équipe de formation.
    Equipe de formation
    Elle est constituée de tous les responsables des équipes pédagogiques d’un parcours donné.
    Tutorat
    C’est un dispositif d’appui pour la 1ère année de L1 sous forme de tutorat d’accompagnement dont la mise en œuvre est assurée par les étudiants de fin de première cycle (L3) et de 2ème cycle (M). Les tâches de tutorat effectuées par l’étudiant tuteur sont validables pour l’obtention du diplôme préparé.
    Directeur des études

    Les directeurs des études sont garants de la cohérence pédagogique des parcours et de la qualité de leur organisation pédagogique. Ils sont également en charge de l’accueil et de l’information des étudiants.

     

     

    LE CREDIT

    Un crédit est une unité de mesure, une unité de compte, exprimant la valeur donnée à une unité d’enseignement ou à un élément constitutif d’une U.E. Il est défini par le volume horaire, le coefficient de chacune des matières composant l’U.E.
    Un crédit équivaut à 20 à 30 heures de travail intégré, dont 7 à 10h de travail présentiel, le reste en travail personnel.
    A l’E.S.S.C.A, 1 crédit=30 heures
    Travail présentiel= 1/3 de 30heures=10heures
    Travail personnel=2/3 de 30 heures=20heures
    Le travail présentiel (dispensé en face à face par un enseignant) comprend les cours magistraux, les travaux dirigés et les travaux pratiqués encadrés par l’enseignant.
    En principe, les cours magistraux ne doivent pas excéder la moitié du volume horaire présentiel.
    Le travail personnel encore appelé travail individuel inclut les stages, les mémoires, les travaux et initiatives personnels, le travail à distance et le travail en ligne sur ordinateur, etc.

     

    MODALITE DE CONTROLE DES CONNAISSANCES DES ETUDIANTS

     

    Les aptitudes et l’acquisition des connaissances sont appréciées par un contrôle continu et par un examen final.
    A l’E.S.S.C.A, la pondération du C.C et de l’examen final est différente. Pour le C.C, 40% et celle de l’examen final 60%. Le nombre du C.C dépend du crédit alloué à une matière.
    Si 1 crédit correspond à 10heures de travail présentiel, le formateur effectuera un (1) contrôle continu.
    Si 2 crédits correspondent à 20 heures du travail présentiel, le formateur procédera à un (1) C.C


    3 crédits=30h du travail présentiel, 1 ou 2 C.C
    4 crédits=40heures du travail présentiel, 2 C.C
    5 crédits=50heures du travail présentiel, 3 C.C
    6 crédits=60heures du travail présentiel, 3 C.C


    Le contrôle continu peut être un devoir surveillé, un exposé oral individuel ou par groupe, un projet. Il appartient aux formateurs de fixer le mode du contrôle continu et le moment opportun pour le réaliser. A l’issue de chaque semestre, il y aura de l’examen final. Il est du ressort de la direction des études d’organiser cet examen final.  

     

    TEXTES REGLEMENTAIRES DE REFERENCE

     

    Arrêté N° 04. 151/2010-MESupRES portant régime de l’habilitation des offres de formation

    Article premier : Toute offre de formation dispensée par les institutions d’enseignement supérieur publiques ou privées doit faire l’objet d’une habilitation à la lumière de règlementation en vigueur.
    L’habilitation est octroyée :
    - pour permettre aux institutions d’enseignement supérieur de dispenser des formations qui s’inscrivent dans le cadre de la politique générale de l’Etat en matière d’enseignement supérieur et qui répondent aux normes prévues par le système LMD ;
    - à titre de reconnaissance accordée par l’Etat des diplômes délivrés par ces institutions d’enseignement supérieur.
    Article 4 : L’habilitation n’est pas définitive, elle est valable pour une durée de cinq (05) années. Les institutions d’enseignement supérieur qui souhaitent apporter des modifications peuvent soumettre une nouvelle offre de formation seulement deux (02) ans après l’obtention de l’habilitation.

     

    Arrêté N° 04. 152/2010-MESupRES portant organisation des études universitaires conduisant au diplôme et grade de Licence

    Article 4 : les formations sont articulées autour de « domaines de formation » définis dans la liste des domaines fixée par arrêté du Ministre chargé de l’enseignement supérieur.
    Les offres de formation sont structurées en six (06) semestres et sont organisées en parcours.
    Article 5 : L’étudiant peut bénéficier d’une réorientation ou restructurer son parcours de formation dans le cadre de passerelles et/ou mobilités en accord avec l’équipe de formation concernée.
    Passerelle : une passerelle est la possibilité offerte à l’étudiant de modifier son parcours pédagogique en cours de sa scolarité. Conçues pour favoriser la souplesse des parcours, les passerelles permettent à l’étudiant de se réorienter s’il se rend compte que le parcours choisi au début ne correspond plus à ses attentes ou d’enrichir sa formation par l’accès à d’autres cursus, sous certaines conditions préalablement définies.
    N.B. : La passerelle est possible soit dans l’établissement fréquenté, soit dans un autre grâce au principe de mobilité.
    Mobilité : Il s’agit de la possibilité offerte à l’étudiant de passer d’une formation à une autre, d’un établissement à un autre en faisant valoir les acquis (UE capitalisées).
    Article 11 : Le système LMD fonctionne avec un système de crédits capitalisables et transférables.
    Un crédit est une unité de mesure qui valorise la charge totale de travail de l’étudiant, présentiel et personnel. Un crédit correspond à 7 à 10 heures de travail présentiel (cours, travaux dirigés, travaux pratiques) complété au moins par 13 à 20 heures de travail personnel.
    Le nombre de crédits affectés à chaque unité d’enseignement est fixé sur la base de 30 crédits pour l’ensemble des unités d’enseignement d’un semestre. Un semestre comprend douze à dix sept semaines d’enseignement effectif. Le cursus comprend six (06) semestres et totalise 180 crédits.

    Article 14 : La charte du contrôle des connaissances définit notamment : - les modalités du contrôle des connaissances ; - la préparation des épreuves d’évaluation des connaissances ; - le déroulement des épreuves ; - les corrections et les résultats des épreuves ; - les modalités de transparence vis-à-vis des étudiants ; - la délibération du jury ; - la proclamation des résultats ; - les procédures et mesures disciplinaires ; Article 15 : Les aptitudes et l’acquisition des connaissances sont appréciées soit par un contrôle continu et régulier, soit par un examen final à l’issue de chaque semestre, soit par ces deux modes de contrôle combinés. Dans le cas d’un examen final, un délai d’une semaine sépare la date de fin des cours et des TD de l’unité d’enseignement et la date de l’épreuve d’évaluation. Une session de rattrapage ou de repêchage peut être organisée pour chaque unité d’enseignement avant la fin du semestre, ses modalités peuvent être différentes de celles de la session normale.Article 16 : Avant le début des enseignements, les institutions d’enseignement supérieur publient le nombre des épreuves, leur nature, leur durée, leur coefficient ainsi que la répartition éventuelle entre le contrôle continu et le contrôle final. Article 19 : Au sein d’un parcours de formation, l’unité d’enseignement est définitivement acquise et capitalisable dès lors que l’étudiant y a obtenu la moyenne. L’acquisition de l’unité d’enseignement équivaut à l’acquisition des crédits correspondants.Article 21 : La compensation est la possibilité de valider une ou plusieurs unités d’enseignement d’un même semestre pour un étudiant ayant obtenu une moyenne pondérée supérieure ou égale à 12/20 pour l’ensemble du semestre, sans avoir obligatoirement obtenu une note supérieure ou égale à 12/20 à chacune des unités d’enseignement qui la composent. Une unité d’enseignement peut être affectée d’une note éliminatoire. Une note inférieure à la note éliminatoire dans une unité d’enseignement d’un semestre empêche la possibilité de compensation pour le semestre considéré.Article22 :Lorsque deux semestres ne sont pas validés, l’étudiant ne peut pas s’inscrire au semestre suivant.

     


    LES AVANTAGES DU LMD

    Le système LMD comporte une série d’avantages incontestables qui ont fondé son acceptation et son adoption à l’échelle mondiale. Leur perception varie selon le contexte, les réalités dans les pays qui ont déjà adopté le LMD ou qui sont envoie de le faire.


    Pour la société

    • Ouverture de l’université sur la société
    • Augmentation du nombre de métiers
    • Adaptation des formations aux besoins sociaux
    • Meilleure participation de l’université au développement de la société

    Pour l’institution

    • Une offre de formation moderne, attractive et compétitive
    • La possibilité de modifier plus facilement cette offre de formation en fonction des besoins et des variations de la demande (ajouter un module, changer le statut d’un module, etc…)
    • L’établissement d’un partenariat entre les universités et les segments les plus pertinents de leur environnement, à savoir les entreprises, les collectivités locales, etc. Ce partenariat accroît les possibilités des universités de mieux tenir compte de la demande de savoirs et de compétences de son environnement dans la définition des profils techniques.
    • La valorisation de la recherche qui devient le point d’appui de l’excellence pédagogique : l’exigence de professionnalisation de l’enseignement implique l’obligation pour les universités d’adapter sans cesse le contenu de leurs enseignements à la variation constante  de l’environnement dont il faut évaluer, conceptualiser, opérationnaliser les changements et traduire ceux-ci en profils pédagogiques adaptés pour chaque secteur d’activités

    Pour l’apprenant

    • Acteur adulte, plus responsable de sa formation.
    • Facilitation de la promotion d’une année à l’autre
    • Réduction de la durée des études liée à la semestrialisation
    • Possibilité de poursuivre des études dans une autre université ou dans un pays appliquant le LMD
    • Possibilité d’interrompre sa formation et la reprendre par la suite en conservant le bénéfice des crédits qu’il a validés auparavant. Ce que n’admet pas le système classique (l’ancien système)
    • Professionnalisation facilitée par les unités d’Enseignement, stages, projets
    • Diversité des parcours proposés grâce à un système de passerelles
    • Orientation progressive et suivi du projet personnel
    • Plus d’enfermement dans une seule discipline
    • Choix de son parcours de formation en fonction de ses projets d’études et professionnels.
    • Possibilité de se construire dans un parcours adapté à ses possibilités et à ses besoins
    • Renforcement de l’apprentissage des langues et des outils informatiques
    • Bénéfice d’équivalences internationales
    • Augmentation des taux de réussite
    • Gain d’une meilleure lisibilité de ses diplôme sur le marché du travail et faciliter son insertion professionnelle


    LES EXIGENCES DU LMD

     

    Les exigences pédagogiques

    Attitudes attendues des enseignants, de l’institution éducative et des apprenants
    Enseigner autrement
    C’est enseigner en :

    • utilisant les techniques pédagogiques modernes
    • considérant les étudiants comme des adultes responsables, des partenaires, partie prenante dans leur propre formation
    • accordant une grande place aux technologies de l’information et de la communication

    Evaluer autrement

    • C’est évaluer pour valoriser et non sanctionner ou sélectionner ;
    • Promouvoir la culture de la réussite ;
    • Consentir des efforts particuliers pour les étudiants faibles ;
    • Accorder une place prépondérante au suivi personnalisé de l’étudiant ;
    • évaluer les compétences ;
    • permettre à l’apprenant de se situer en permanence dans son processus de formation.

    Apprendre autrement
    Pour les étudiants, accepter d’étudier « autrement », c’est :

    • se prendre en charge et s’assumer,
    • consentir des efforts et accepter les contrainte du LMD (travail en groupe, effort de travail individuel, etc…),
    • accepter de se donner une formation multidisciplinaire
    • s’ouvrir à l’innovation

    Les exigences matérielles

    Mesures à prendre, au plan matériel et infrastructurel, pour le succès du LMD

    • construction et équipement des bâtiments (amphis, salles de cours et de TP, labos, bibliothèques et bureaux pour les enseignants, etc.)
    • Constructions d’installations autonomes pour les laboratoires de recherches (salles, bureaux, divers équipements)
    • Autonomie des campus en énergie et en eau courante (alimentation des équipements, labos, etc.)
    • Connexion à internet haut débit et fiable
    • Mise en réseau à l’intérieur des structures,  et des structures entre elles
    • Matériel informatique, didactique, logiciels éducatifs ; ouvrage de qualité pour les bibliothèques
    • Prise en compte des conditions de vie et de travail des étudiants :
      • installations socio-communautaires (espaces culturels, sportifs, récréation, loisirs, etc.)

    Les autres exigences

    Il faut y ajouter les exigences « institutionnelles » : ce sont les actions que doivent entreprendre l’Etat, toutes institutions confondues (Gouvernement, Représentation Nationale, Conseil économique et Social ou son équivalent) :

    • réflexion de tous les secteurs et acteurs de l’Education, sans exclusive, sur le LMD,
    • définition d’une politique éducative globale, où s’insère le LMD,
    • vote des lois organiques accompagnant la mise en place du LMD,
    • Soutien financier sans faille au LMD.